Dirigeant de Tecnorest dans le Calvados, Alexandre Reynaud a rejoint le secteur des cuisines professionnelles après un parcours dans l’industrie et l’international. Entre gestion d’entreprise, projets variés et esprit d’équipe, il partage sa vision d’un métier où l’exigence technique se mêle à une vraie dimension humaine.
Un parcours guidé par une rencontre
Comment êtes-vous arrivé dans ce métier ?
J’étais auparavant salarié dans une entreprise danoise qui commercialisait des aires de jeux pour les collectivités et les centres commerciaux. J’y ai occupé plusieurs postes, dont celui de directeur commercial, et j’ai également dirigé une filiale internationale.
Comme j’avais des attaches dans le Calvados, je cherchais une entreprise à reprendre dans la région. J’ai rencontré Gilles Bureau, PDG de Tecnorest et membre du GIF, qui souhaitait transmettre son entreprise. Le courant est très bien passé entre nous et le projet s’est concrétisé.
Un métier riche en projets
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
C’est la diversité des projets. On peut travailler avec des collectivités, des restaurateurs, des crèches ou des établissements médico-sociaux.
Un jour on équipe un foodtruck, le lendemain une cuisine complète. Cette variété rend le métier particulièrement stimulant.
Votre conseil numéro un à un restaurateur ?
Se concentrer sur l’ergonomie et l’efficacité. Les restaurateurs savent cuisiner et connaissent souvent très bien leur matériel, mais leur ressource la plus précieuse reste le temps.
Investir dans des équipements qui facilitent le travail peut faire gagner beaucoup de temps et améliorer la rentabilité.
La force du réseau
Que vous apporte le GIF ?
Le GIF nous donne les moyens d’une grande entreprise tout en restant une PME locale.
Négocier à ce niveau avec les fournisseurs ou développer seul un service communication performant serait extrêmement coûteux et chronophage pour une petite structure.
L’esprit d’équipe avant tout
Un souvenir professionnel qui vous a marqué ?
J’ai un souvenir qui est à la fois le pire et le meilleur.
Nous avions installé un four à pizza chez de jeunes restaurateurs qui venaient de reprendre un établissement. Le four fonctionnait lors de la mise en service, mais le lendemain un défaut fabricant est apparu.
Nous avons dû revenir à six heures du matin pour démonter le four neuf et réinstaller l’ancien afin qu’ils puissent assurer leur service du midi.
C’était une situation stressante, mais ce qui m’a marqué, c’est la réaction de l’équipe. Sans que je demande quoi que ce soit, tout le monde s’est mobilisé pour aider ces jeunes restaurateurs.
C’est ce genre de moment qui montre l’esprit d’équipe.